Q and A: Susan Bernofsky
8 hours ago
A literary critic at large in a melting planet
I think this is a favorite aspect of studying literary translation: learning how translators have used creativity and a love for what they do to find solutions to complex situations and create something wholly new.
Mais que s'est-il donc passé cette année ? Les jurés des prix littéraires seraient-ils devenus vertueux ? Il est peut-être trop tôt pour parler d'une révolution, mais un vent de changement a soufflé, cet automne, sur l'attribution des récompenses. Le système bien huilé grâce auquel chaque rentrée les prix reviennent dans leur majorité aux grands éditeurs parisiens n'a pas fonctionné. Aucun n'a décroché la timbale, sauf le Seuil, et encore, pas comme il le souhaitait. Ni Grasset ni Gallimard, pas plus qu'Albin Michel et Flammarion, généralement habitués à grappiller les miettes du festin.Big guns did not get what they expected, and smaller publisher fared better.
Finalement, ce sont des outsiders qui ont été plébiscités : Atiq Rahimi, Jean-Louis Fournier, Tierno Monénembo, Jean-Marie Blas de Roblès, Serge Bramly et Marc Bressant ont respectivement reçu les prix Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Interallié et de l'Académie française. Eux et non les favoris qui avaient été mis en avant, dès fin août, par les éditeurs et par la presse : Christine Angot, Catherine Millet, Olivier Rolin, Catherine Cusset, Alice Ferney, Régis Jauffret, Tristan Garcia, Michel Le Bris, Jean-Paul Enthoven [...]But the main change, in my view, is the fact that the prize-winners were authors who use French language in their work, even though they are coming from different countries in the world, such as the Guinean Tierno Monénembo and the Franco-Afghan Atiq Rahimi. If this is true is a good thing for a better globalization.
Autre singularité pour le cru 2008, la très grande diversité du paysage éditorial récompensé. Pour la première fois, des maisons comme POL ou Zulma ont été célébrées, mais aussi JC Lattès, qui a reçu le prix Interallié pour Le Premier Principe, le second principe de Serge Bramly, les éditrices Jacqueline Chambon (Un garçon parfait, d'Alain-Claude Sulzer, Médicis étranger), Odile Jacob, mais aussi Bernard de Fallois.